un bateau, la carte du tour du monde

Le Vendée Globe 2008

Léna et Marie-Lou rassemblent des coupures de presse et les affichent devant notre classe. Merci à vous deux pour votre travail..

 

Les messages de Roland Jourdain

Les messages de Michel Desjoyeaux

Les messages de Samantha Davies

La distance qui les sépare du premier de la course

Quel parcours font-ils ?

PHOTOS :
"Mich" et "Bilou" passent le Cap Horn
 
 
 
 

 

 

Avec la météo des Ecoles

avec le site "la météo des écoles", nous suivons les skippers du Vendée Globe et tout particulièrement Roland Jourdain, Michel Desjoyeaux et Kito de Pavant. Nous suivons aussi Samantha Davies depuis que Marie-Lou élève de notre classe a fait un exposé sur cette jeune anglaise.

Yann Eliès est blessé Jean Le Cam en perdition
 
       

 

 

 

Nous avons suivi le vendée globe : voici les derniers messages et les dernières pages.

La position de tous les bateaux avec les flèches en bas de la carte, vous pouvez déplacer les bateaux de leur position de départ jusqu'à aujourd'hui.

Les anciens messages

Pendant que Michel est aux Açores, Samantha classe et décrit les vagues qu'elle a rencontrées :

Les vagues « surprises »
Il s’agit des vagues, qui ne sont pas toujours pareilles physiquement, mais qui arrivent toujours à un moment difficile :
1 - après une longue période passée à la barre, lorsque le pont est sec et la mer relativement calme, car à ce moment-là, on ne porte que le bas des cirés....la vague arrive par derrière et on se retrouve avec les bottes remplies d’eau de mer.
2 - assise, bien positionnée sur le seau… pas besoin d’en dire plus!
3 - Sous le vent en train de contrôler l’assiette, la vague défie les lois physiques et vous gifle.
4 - La vague entre sournoisement dans le cockpit et à l’intérieur du bateau pour devenir un vrai torrent qui trempe tout sur son chemin!

Les vagues “dans son froc” ou qui vous font peur
J’ai vu beaucoup de vagues comme celles-ci dans les Mers du Sud, surtout dans l’Indien, et autour du Cap Horn. Confronté à ces vagues il faut éviter de regarder derrière et la meilleure chose est de ne pas sortir sur le pont. On se rend compte que la vague est là, lorsque le bateau accélère, et l’étrave est au portant.... On accélère, le bateau vibre, craque et soupire..... On a une bonne idée de ce qui va se passer, et en général, c’est désagréable. Sur le flanc ou face à la vague, on fait un grand saut avant d’atterrir plusieurs mètres plus loin sur la prochaine vague.

Les vagues “au sommet du monde”
C’est la meilleure vague du monde. On en a vu beaucoup dans le Pacifique du Sud. La vague vous prend comme si vous grimpiez sur une colline, et puis vous partez sur un long surf. A l’avant du bateau on a l’impression de voler....

Les vagues “casse-bateaux”
La pire espèce. Quand on descend violemment de chaque vague, le bateau craque et se fait secouer. Il est alors impossible de se déplacer et impossible de dormir. D’habitude il faut ralentir afin de négocier ces vagues.

Les vagues "re-décoration"
Un peu comme les « casse-bateaux », mais pas si méchantes, car on n’a pas besoin de ralentir. Il devient impossible de manger ou de boire sans re-décorer l’intérieur du bateau et le repas dégouline sur tous les vêtements.

Les vagues “cadeaux”
Les vagues qui offrent un petit cadeau sur le pont. Des cadeaux comme des calamars, des poissons, des algues, du krill, voire des nappes de pétrole.....

La vague “tuyaux d’incendie”
C’est le genre de vague qui ne termine pas. C’est très humide, même lorsqu’on porte des cirés. L’eau ne s’évacue pas assez rapidement du cockpit, qui ressemble à une piscine. Utile lorsque la mer est chaude pour se laver les cheveux! Mais attention ! Car elle peut vous renverser quand vous êtes à l’étrave.

Réchauffement climatique

Roland Jourdain : Il est 2ème

Michel Desjoyeaux Il est à la 1ère place depuis le 16 décembre.

Kito de Pavant a abandonné Une haie d'honneur incandescente a accueilli Kito de Pavant dont les larmes ont tout dit ce soir. De part et d'autre du chenal des Sables d'Olonne, des collaborateurs du Groupe Bel venus de Sablé, Evron et La Rochelle ont allumé des fumigènes et crié leur soutien à leur skipper, enflammant la nuit et les cœurs. la suite ici

 

 

   

Zone de convergence intertropicale : La zone de convergence intertropicale (ZCIT), aussi connue sous le nom de front intertropical, de zone de convergence équatoriale ou plus familièrement pour les marins de « Pot au noir », est une ceinture, de seulement quelques centaines de kilomètres du nord au sud, de zones de basses pressions entourant la Terre près de l'équateur. Elle est formée par la convergence des masses d'air chaud et humide provenant des tropiques portées par les alizés. Elle est caractérisée par des mouvements convectifs et, en règle générale, par des formations importantes de cumulonimbus.

 
 
Un anticyclone est une zone de circulation atmosphérique autour d'un centre de haute pression. Leur sens de rotation est lié à la force de Coriolis: ils tournent dans le sens horaire dans l'hémisphère nord et dans le sens anti-horaire dans l'hémisphère sud.  
L'île Sainte-Hélène est une île volcanique de 122 km², située au milieu de l'Atlantique sud, à 1 930 km des côtes africaines et à 3 500 km des côtes brésiliennes par 15° 56' S, 5° 42' O, faisant partie du territoire de Sainte-Hélène, territoire d'outre-mer britannique. Elle fut découverte par le navigateur portugais João da Nova Castella le 21 mai 1502.

Dès 1657, elle a été possession de la Compagnie anglaise des Indes orientales Elle est essentiellement connue comme lieu d'emprisonnement de Napoléon de 1815 à sa mort le 5 mai 1821. En 1890, le chef zoulou Dinizulu a été à son tour détenu sur l'île. Durant la Guerre des Boers, les Britanniques ont également fait emprisonner 6 000 Boers dont le Général Piet Cronje.

Île forteresse sur le passage des navires de la compagnie des Indes, son rôle stratégique est devenu négligeable depuis l'ouverture du Canal de Panamá. Le tourisme repose presque exclusivement sur les lieux rappelant l'emprisonnement de Napoléon. L'île est nommée en l'honneur d'Hélène, mère de Constantin Ier.

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TAAF : Les Terres Australes et Antarctiques Françaises forment un Territoire d’outre-mer d’une surface totale de 2 500 000 km2. Hors de la Terre Adélie, portion du continent antarctique, les TAAF regroupent les îles de Crozet (340 km2) les plus à l’Ouest dans l’océan Indien (46°S-51°E), l’archipel des Kerguelen (7 215 km2) le plus éloigné des continents (49°S-70°E), Saint-Paul et Amsterdam les plus au Nord de ces îles glaciales (38°S-77°E), ainsi que les îles Eparses dans le canal du Mozambique (Glorieuses, Juan de Nova, Europa, Bassas da India) et au Nord de la Réunion (Tromelin).

pour agrandir

Réchauffement climatique en antarctique ...Autour de l’antarctique, les icebergs seraient de plus en plus nombreux et remonteraient de plus en plus au nord ? Le tout serait la conséquence directe du réchauffement climatique ? Voici trois allégations qui circulent volontiers de bouches à oreilles et qui finissent en assertions communément admises. Or, rien à l’heure actuelle ne permet de démontrer la véracité de ces affirmations. Nous les avons soumises à l’analyse experte de David Salas, chercheur au Centre National de Recherche Météorologique (CNRM), spécialiste du continent antarctique.
Réchauffement : l’inertie antarctique
Tout d’abord, le point sur le réchauffement climatique. En la matière, l’antarctique fait presque figure d’exception, à une précaution près : c’est le continent le plus méconnu car jusqu’à présent le moins exploré de la planète. « Les explorateurs et les scientifiques ne l’ont découvert que relativement tard, donc, nous n’avons pas beaucoup de recul » prévient d’entrée David Salas. « Les données dont nous disposons datent de la dernière année polaire internationale (1957-58). Mais ce que l’on peut dire, sur ces 50 dernières années, c’est qu’on a l’impression que le système climatique de cette région est encore isolé du reste du monde. En effet, si l’antarctique ouest, notamment la péninsule antarctique – la partie qui remonte vers la pointe de l’Amérique du Sud, ndr -, s’est légèrement réchauffé, sa partie orientale, soit pratiquement les deux tiers du continent, s’est au contraire plutôt refroidie. Il faut dire que c’est une énorme masse inerte (14 millions de km²), recouverte d’une couche de 2 à 3000 m de glace et qui stocke 90% de l’eau douce terrestre. Si tout fondait, les océans monteraient de 60 mètres ! L’antarctique n’échappera certes pas au réchauffement. A l’horizon 2100, les projections de modèles climatiques montrent une élévation de température de 3 degrés. Cependant, avec des moyennes actuelles de -50 à -60° dans sa partie centrale, il continuera à y faire très froid. Effet étonnant du réchauffement entraînant une intensification des cycles hydrologiques : ce continent connaîtra davantage de précipitations et stockera encore plus de neige et de glace. Ainsi, l’antarctique contribuera à faire baisser d’1 millimètre par an le niveau des océans, une contribution négative plus que compensée par la fonte des glaces en arctique et la dilatation des océans ».

Icebergs : « le fruit du hasard »
En ce qui concerne les glaces, il faut savoir que les grands icebergs tabulaires typiques de cette région proviennent de la calotte glaciaire du continent lui-même. C’est un morceau de la calotte qui se détache et qui peut –ou non- glisser dans l’océan en profitant parfois d’une fragilisation momentanée des bancs de glace de Ross ou de Weddell notamment. Mais, explique Davis Salas, le détachement d’un iceberg est le fruit du hasard : « si on en croise beaucoup en ce moment, il peut très bien ne rien se passer pendant les 10 prochaines années ! ». Les nombreuses glaces repérées dans ce Vendée Globe avec l’aide de CLS Argos seraient donc des icebergs nés il y a longtemps, peut-être au début des années 2000, une période qui a vu l’apparition de nombreux mastodontes glacés.

Taille et température de l’eau, des éléments déterminants
Or, nous apprend le chercheur, pour que des icebergs remontent en latitude en profitant des courants qui les éloignent de l’antarctique, il faut aussi qu’ils soient très gros. En 2006, on estime que les ‘glaçons’ observés au sud de la Nouvelle Zélande provenaient d’un iceberg mesurant 8500 km² ! En effet plus ils sont imposants, plus ils mettent de temps à fondre, plus ils voyageront longtemps dans le grand sud. Par ailleurs, David Salas relève un phénomène logique qui semble imparable à long terme : « partout, ça va se réchauffer, idem en ce qui concerne la température de l’océan. Si un iceberg se détachait en 2100, il mettrait, dans un océan plus chaud, beaucoup moins de temps à fondre qu’aujourd’hui. Théoriquement, il devrait donc aller moins loin ». Le tout étant de savoir si dans 90 ans, les icebergs seront beaucoup plus gros qu’aujourd’hui et à cette question, notre expert botte en touche : « nous ne sommes pas capables de le dire actuellement ».

Conclusion, la présence de glaces abondantes repérées ces dernières années par les marins en course autour du monde n’est peut-être qu’un épisode « ponctuel » d’une dizaine d’années et non le point de départ d’un prolifération d’icebergs qui irait crescendo dans le temps. Par ailleurs, il serait abusif d’affirmer que ce phénomène est directement lié au réchauffement climatique.

Camille El Beze

 

Réchauffement climatique

Tous les navigateurs encore en course dans le Vendée Globe ont essuyé du très mauvais temps ces derniers jours, que ce soit dans l’Océan Indien en queue de la flotte ou dans le Pacifique pour les premiers. Ils ont croisé à un moment ou un autre de la semaine des conditions extrêmes face auxquelles il n’y a plus grand-chose à faire sinon le dos rond en attendant une relative accalmie. Deux voiliers, BT et Algimousss, culbutés mâts dans l’eau par des déferlantes, ont été sévèrement endommagés. Deux barres de flèche bâbord ont cédé sous la pression sur le mât du voilier canadien. A bord de BT, Sébastien Josse déplorait vendredi des dégâts structurels et, plus grave, un safran hors d’usage. Le Français qui a occupé le devant de la course depuis le départ fait route au nord vers des conditions plus calmes afin d’établir un diagnostic et décider de son avenir dans la course. Quant à Derek Hatefield en route à vitesse lente vers la Tasmanie il devrait signifier son abandon incessamment.

 

Samantha Davies : Elle est britanique mais vit en France à Concarneau. C'est sa première participation au Vendée Globe. Elle navigue sur l'ancien bateau de Michel Desjoyeaux : Roxy.


 
L'île de Tristant de Cunha. Où est-elle ? Qu'est-ce qu'elle représente ? diaporama

Mercredi 7 janvier 2009 : Le dénouement : Jean Le Cam, ne sachant combien de temps il pouvait tenir enfermé dans ses 10 m3 (manque d’air par exemple) et ayant entendu à plusieurs reprises son copain Vincent Rioux, a pris l'initiative de sortir de son bateau ! Il a pris un bout, a plongé dans l’eau gelée pour accéder à la trappe de sortie de son bateau, puis est monté sur la coque de son bateau chaviré. Vincent qui avait repéré du mouvement vers le bateau s’est rapproché … et Jean a réussi à monter à bord.

Michel remonte le long de l'Argentine suivi de près par Roland. Après les Iles Malouines, Michel a obliqué vers l'Est pour éviter une bulle d'air.

Jeudi 8janvier 2009

Rebondissements en chaîne
Après le sauvetage de Jean Le Cam par Vincent Riou, les deux hommes faisaient route vers la Patagonie cherchant un abri pour débarquer le solitaire sauvé et réparer le gréement du monocoque sauveteur…

L’issue était heureuse : Jean Le Cam qui avait chaviré suite à la perte de son lest en plomb (probablement à cause d’un choc avec un conteneur semi immergé), venait d’être sauvé par Vincent Riou venu à son secours avec Armel Le Cléac’h. Mais lors de cette manœuvre de récupération, les deux bateaux s’étaient percutés et PRB avait failli démâter à cause de ce choc où une pièce du gréement s’était rompue… Les deux marins réussirent à bricoler une solution de secours pour que le mât tienne en attendant de passer le cap Horn et de s’abriter derrière les terres de Patagonie où la mer était moins mauvaise. Tout semblait bien se dérouler avec Jean Le Cam retrouvant sa vitalité après avoir vécu des heures difficiles, coincé à l’envers dans son bateau qui se remplissait d’eau…
Isabelle Autissier à leur secours
En route vers le détroit de Le Maire, le monocoque de Vincent Riou avec Jean Le Cam à son bord, faisait cap dans un vent de Nord-Ouest 25 nœuds et une mer encore formée, et au fur et à mesure qu’il se rapprochait des côtes accores de la Terre de Feu, la situation semblait s’améliorer. Jusqu’à ce que la réparation effectuée par les deux navigateurs avec des cordages, ne se rompe brutalement en provoquant le démâtage immédiat du monocoque. Dans une mer encore mauvaise et à proximité des côtes, les deux hommes ne purent pas sauver grand chose du gréement à part la bôme… Et ils durent faire appel à l’assistance d’un patrouilleur chilien pour venir les remorquer vers Puerto Wiliams, le port le plus au Sud de l’Amérique du Sud ! Isabelle Autissier qui navigue dans ces eaux tumultueuses pendant l’été austral, s’est démenée pour leur apporter tout le soutien nécessaire dans ces circonstances et dans ce bout du bout du monde… Malheureusement, Vincent Riou ne pourra plus reprendre la course, mais aucun des marins n’a été blessé dans l’aventure.

Mercredi 7 janvier 2009

Sauvé des eaux
Jean Le Cam a pu être sauvé mardi après-midi grâce à une chaîne de solidarité extraordinaire : la Marine Chilienne avait envoyé un bâtiment militaire qui a été rejoint par un hélicoptère, un pétrolier a été détourné vers la zone du chavirage et Vincent Riou et Armel Le Cléac’h sont venus au secours du naufragé !

Extraordinaire sauvetage en mer que celui de Jean Le Cam par Vincent Riou ! Bateau à l’envers depuis mardi à 2h suite à la perte du lest en plomb de sa quille, Jean Le Cam s’était réfugié à l’avant de son monocoque qui était noyé dans sa partie arrière, zone où se trouvait une grande partie du matériel de sécurité… Le solitaire n’avait donc pas pu être en contact radio VHF avec les bateaux qui avaient fait le détour pour lui apporter de l’aide et l’embarquer. Le cargo de 270 mètres Sonangol Kassanje était à côté de VM Matériaux dès le levé du soleil chilien, mais il ne pouvait mettre en canot à l’eau pour porter secours, en raison d’une mer trop agitée (25 nœuds de vent, 5-6 mètres de creux). PRB et Brit Air arrivés en début d’après-midi (heure française) attendaient autour du monocoque chaviré, sachant que Jean Le Cam était toujours à l’intérieur, mais pouvait difficilement sortir par une trappe arrière totalement noyée et ballottée par la longue houle du Pacifique.

Grelottant de froid
Seul message crié par Jean Le Cam à Vincent Riou passé tout près à la voile (son moteur ne fonctionne plus depuis des jours) : « j’ai froid ». Or le bâtiment de la Marine chilienne n’étant pas attendu avant ce mercredi matin, l’attente pouvait devenir extrêmement périlleuse pour le naufragé. Celui-ci n’a d’ailleurs pas voulu passer une nouvelle nuit à l’envers et a décidé de sortir, a attrapé difficilement un safran pour s’installer sur la coque retournée. Vincent Riou en veille a alors tenté d’aborder le monocoque, mais ne réussissait qu’à la quatrième tentative… En cassant une pièce du gréement de PRB, mettant en péril la tenue du mât ! Mais Jean Le Cam était à bord, les deux marins pouvaient s’embrasser, rassurer Armel Le Cléac’h qui était resté à proximité ainsi que le pétrolier, et informer la marine chilienne que le navire de sauvetage pouvait revenir à bon port. Jean Le Cam était sauvé et Vincent Riou pouvait reprendre sa route vers le cap Horn…

Lundi 5 janvier 2009 : Michel a passé le Cap Horn à 4 heures 10 minutes ce matin. Roland l'a passé à 13h. Pourtant à 16 heures Roland n'accusait que 76,8 nm de retard (contre 120 à 5 heures du matin).

Dimanche 4 janvier 2009 : Michel passera le Cap Horn vers 4 heures du matin, Roland suivra 5 heures plus tard. Le Cap Horn, c'est le passage des courants venant du Pacifique, la glace de l'Antarctique avec donc le froid, la neige, les vents violents. Tant de bateaux y sont restés pour toujours...

Jeudi 1 janvier 2009 : Direction le Cap Horn. Michel suivi de près par Roland descend vers le Cap Horn. Tout peut encore se passer.

Dimanche 28 décembre : C'est officiel, la distance totale – et définitive – de ce 6e Vendée Globe est de 24 840 milles, soit 1 160 milles de plus que l’édition précédente. L’explication vient de la remontée récente de toutes les portes Pacifique pour éviter les nombreuses zones d’icebergs du Pacifique Sud.

Vendredi 26 décembre : Ils ont été à la fête... pendant ces fêtes. Du vent de nord avec des portes à passer vent de face. Pendant que nous nous reposons, ils se battent contre le temps et ne dorment pas beaucoup.

Mardi 16 décembre : Que de boulversements !! Michel 1er, Roland 2ème... Alors qu’il venait de prendre la tête du Vendée Globe, Mike Golding (Ecover) voyait le plus grand espoir de la colonie britannique de remporter le Vendée Globe s’évanouir, avec la chute de son mât à 6h47 TU. Michel Desjoyeaux (Foncia) profitait de l’aubaine pour s’emparer de la première place même s’il aurait sûrement préféré le faire dans d’autres circonstances. Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 1) envisageait, quant à lui, de se dérouter vers des eaux plus calmes pour tenter de réparer son safran… Ils ne sont plus que quatre aux commandes en moins de 70 milles.
la suite

Dimanche 14 décembre : La semaine 5 qui vient de s’écouler a été tout simplement énorme. Elle avait démarré avec le retrait de l’Espagnol Unaï Bazurko elle s’achève avec la mise hors course de trois ténors, Loïck Peyron (mât cassé), Dominique Wavre (quille cassée), Bernard Stamm (roulements de safrans hors d’usage). la suite...

Jeudi 11 décembre à 16h Michel a passé Roland. A 20h, Roland repasse devant Michel ... Ce dernier navigue plus au nord et a aperçu un iceberg de 5m de hauteur et 35m de long environ. Loïc a dû abandonner et c'est bien dommage pour lui et pour la course. Samantha a 600 nm de retard sur le premier mais continue de bonne humeur.

Mercredi 10 décembre : Roland n'est plus qu'à 21 nm du premier, Michel à 38 noeuds. Samantha reste éloignée à plus de 590 noeuds. Loïc Peyron abandonne pour démâtage.... La course continue de plus belle malgré les abandons.

Lundi 8 décembre : Vingt-deux changements de leader en trois semaines de course ! Ce sixième Vendée Globe confirme l’intensité de cette confrontation au plus haut niveau et à des vitesses qui parfois semblent hallucinantes… Car l’embouteillage de Sainte-Hélène est désormais un lointain souvenir : à l’issue du virage à gauche le long des hautes pressions atlantiques, la tête de la flotte a fait un gros break, puis le groupe leader s’est scindé en sous-groupes qui commencent à nettement plus se disperser non seulement en longitude, mais aussi en latitude.

Samedi 6 décembre : Le top 10 vient de franchir la longitude du cap de Bonne Espérance. Roland est à 53 nm du premier, Michel à 89 nm...

Mardi 2 décembre : à l'entrée de la Porte Atlantique, les skippers sont regroupés. Roland est quatrième derrière Sébastien Josse, Yann Eliès et Jean-Pierre Dick. Michel est à 193 nm alors que Samantha s'éloigne des premiers. Les vitesses s'accélèrent, ils sont sur l'auroroute ou plutôt la "bateauroute".

Lundi 16 heures : plusieurs bateaux font route vers le sud pour atteindre au plus vite les 40ème rugissants, cette "autoroute" qui bénéficie de vents et de courants très favorables. D'autres vont plein Est, au plus court...

La proximité de l'océan glacial Antarctique est à l'origine de tempêtes dévastatrices. 90% de la glace de la planète se trouve en Antarctique. La différence de température entre la glace et les eaux de l'océan génère un mouvement d'air qui se déplace autour de l'Antarctique et qui crée à son tour une succession de dépressions. Combinées aux vents d'ouest, elles forment les conditions diluviennes des 40 rugissants et des 50 hurlants tant redoutées par les marins qui s'aventurent sur les eaux de l'océan Austral.

Des "portes" ont été ajoutées au parcours pour que les concurents ne prennent pas un chemin qui les mettrait en danger (en voulant descendre trop au Sud pour gagner de la vitesse mais en se rapprochant des icebergs). Ils doivent donc obligatoirement passer par ces portes.

Michel Desjoyeaux obligé par son statut de chasseur, navigue un cran au dessus de tous. Aujourd’hui, avec pas loin de 18 nœuds de moyenne – ce qui suppose de naviguer la plupart du temps à plus de 20 noeuds- il est de loin le plus rapide. Ce rythme qu’il s’impose depuis de nombreuses heures lui permet, après avoir doublé Dominique Wavre, de frapper à la porte du top 10, 20 milles derrière Marc Guillemot (Safran).

 

Dimanche 18 heures : Les bateaux ont presque tous obliqués vers l'Est, Sébastien Josse toujours en tête, Roland en 6ème position (mais qui s'éloigne du leader) et Michel qui passe à la 12ème place en se rapprochant encore un peu des hommes de tête.

Nous pensions que Michel serait le seul à passer à l'ouest de l'anticyclone de Sainte Hélène mais, celui-ci s'étant déplacé vers l'est, tous les bateaux sont passés à l'ouest se rapprochant de l'île de Tristan de Cunha et vont bénéficier des bons courants.

 

 

Samedi 29 novembre au soir : Les bateaux de tête passent à l'Est de l'anticyclone, d'autres à l'ouest. Demain dimanche, nous y verrons plus clair. Les 9 bateaux de tête auront-ils toujours autant d'avance ? Observez sur cette image satellite la position des bateaux. Nous voyons les bateaux de tête qui vont arriver face aux vents. Dans le groupe de tête, le bateau le plus à l'Ouest (Michel Desjoyeaux) essaye de passer de l'autre côté de l'anticyclone afin de bénéficier des bons courants. Les prochanes heures vont être éprouvantes pour les skippers.
Qui sera en tête demain ?

 

 
23 novembre : après le Pot au Noir